<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	>
<channel>
	<title>Commentaires sur : marchandise et lien social</title>
	<atom:link href="http://sociologicus.lesdemocrates.fr/2009/03/15/marchandise-et-lien-social/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://sociologicus.lesdemocrates.fr/2009/03/15/marchandise-et-lien-social/</link>
	<description>Mon espace de publication</description>
	<pubDate>Sat, 20 Mar 2010 13:24:49 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.7</generator>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
		<item>
		<title>Par : davidpourille</title>
		<link>http://sociologicus.lesdemocrates.fr/2009/03/15/marchandise-et-lien-social/comment-page-1/#comment-5</link>
		<dc:creator>davidpourille</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 16:30:46 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://sociologicus.lesdemocrates.fr/?p=8#comment-5</guid>
		<description>Bonjour "Eidos",

Merci pour ces riches précisions et ces nuances.

Pour le don: le contre-don est en effet inéliminable dans bien des cas. Mais pour en revenir à la question de savoir si l'échange est à la base du lien social, je me demande s'il n'y a pas une confusion entre l'ordre chronologique et l'ordre causal des choses. En d'autres termes, l'échange APPARAIT premier dans l'ordre des événements, mais cet échange ne présuppose-t-il pas le lien social, comme condition a priori ? Le lien social serait le préalable à l'échange et non sa conséquence. Certes, il faudrait repenser l'origine du lien social. Qu'en penses-tu?

Pour revenir sur le désir -désir comme manque-, c'est bien là le problème de l'anthropologie et de la psychanalyse (pour lesquelles j'ai par ailleurs un profond respect). Elles ont limité leurs approches du désir au désir-manque. Platon a inauguré cette conception mais à côté d'elle existent, sans filiation ou presque, celle de Spinoza, ou de Lévinas, ou de Deleuze. En résumant trop vite ici, le désir y est plutôt conçu respectivement comme affirmation, ou comme sens, ou comme production. Enfin, mes prolongements m'écartent de ton propos.

Car dans tous les cas, tu as raison de pointer le fait qu'il existe une corrélation entre l'évolution de la marchandise, l'évolution du lien social et l'évolution de l'individu (si tant est que cette "chose" existe réellement). Mais la question reste de savoir comment se construit cette corrélation. A mon avis, et malgré l'apport de Marx dans maints domaines, pas comme l'avance le matérialisme dialectique. 

Très heureux d'avoir trouvé auprès de toi de quoi échanger et créer du lien social...

David</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour &#8220;Eidos&#8221;,</p>
<p>Merci pour ces riches précisions et ces nuances.</p>
<p>Pour le don: le contre-don est en effet inéliminable dans bien des cas. Mais pour en revenir à la question de savoir si l&#8217;échange est à la base du lien social, je me demande s&#8217;il n&#8217;y a pas une confusion entre l&#8217;ordre chronologique et l&#8217;ordre causal des choses. En d&#8217;autres termes, l&#8217;échange APPARAIT premier dans l&#8217;ordre des événements, mais cet échange ne présuppose-t-il pas le lien social, comme condition a priori ? Le lien social serait le préalable à l&#8217;échange et non sa conséquence. Certes, il faudrait repenser l&#8217;origine du lien social. Qu&#8217;en penses-tu?</p>
<p>Pour revenir sur le désir -désir comme manque-, c&#8217;est bien là le problème de l&#8217;anthropologie et de la psychanalyse (pour lesquelles j&#8217;ai par ailleurs un profond respect). Elles ont limité leurs approches du désir au désir-manque. Platon a inauguré cette conception mais à côté d&#8217;elle existent, sans filiation ou presque, celle de Spinoza, ou de Lévinas, ou de Deleuze. En résumant trop vite ici, le désir y est plutôt conçu respectivement comme affirmation, ou comme sens, ou comme production. Enfin, mes prolongements m&#8217;écartent de ton propos.</p>
<p>Car dans tous les cas, tu as raison de pointer le fait qu&#8217;il existe une corrélation entre l&#8217;évolution de la marchandise, l&#8217;évolution du lien social et l&#8217;évolution de l&#8217;individu (si tant est que cette &#8220;chose&#8221; existe réellement). Mais la question reste de savoir comment se construit cette corrélation. A mon avis, et malgré l&#8217;apport de Marx dans maints domaines, pas comme l&#8217;avance le matérialisme dialectique. </p>
<p>Très heureux d&#8217;avoir trouvé auprès de toi de quoi échanger et créer du lien social&#8230;</p>
<p>David</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : sociologicus</title>
		<link>http://sociologicus.lesdemocrates.fr/2009/03/15/marchandise-et-lien-social/comment-page-1/#comment-4</link>
		<dc:creator>sociologicus</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 Mar 2009 09:54:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://sociologicus.lesdemocrates.fr/?p=8#comment-4</guid>
		<description>bonjour, 
je vais essayer de répondre de manière concise aux remarques pertinentes que tu fais.
1/ sur le don, conformément aux travaux de nombreux anthropologues, si celui-ci n'implique pas l'obligation objective de contre-don, néanmoins, il existe une règle implicite qui veut que le don oblige le receveur à faire un contre-don. d'ailleurs, c'est pourquoi dans les sociétés non marchandes, les "dominants" (pour faire simple) font circuler des biens plus prestigieux que les autres, afin de montrer leur pouvoir et leur puissance, de telle sorte qu'on ne peut directement égaler leur don par un contre-don de valeur identique. 
mais au-delà de ces échanges en sociétés non marchandes, si on regarde chez nous, le don est un acte qui opère fréquemment et qui attend souvent un contre-don (offrir des fleurs quand on est invité, un cadeau à une fête, une tournée, etc.) même si celui-ci n'exige pas une réciprocité immédiate. mais une réciprocité qui s'inscrit dans le temps néanmoins.
Encore que l'acte de désintéressement (don sans réciprocité) existe sans doute (cf. livre de J. Elster intitulé "le désinteressement" que je viens d'acheter), mais le contre-don opère à ce moment-là à un niveau plus individuel, pour soi.

2/tu soulignes également l'idée selon laquelle un désir dénué d'objet peut exister, à l'instar de ce que prétend Levinas. j'avoue ma méconnaissance de Lévinas sur ce sujet précis. mais je m'inscris davantage dans une analyse anthropologique et psychanalytique du désir au sens de "manque de". Le désir est la sensation du manque. dans l'expression objet du désir, il faut prendre "objet" au sens le plus large, et pas nécessairement concret. mais je t'accorde le fait que mon raccourci méritait d'être éclairé. 

Enfin, et je termine, je ne pense pas non plus que l'histoire, ni tout autre science humaine puisse faire l'économie d'une analyse polyfactorielle. il n'y a pas à mon sens, une hypothèse (cause) unique. l'ensemble de nos actions n'est pas réductible à une approche exclusive. Mais dire que l'échange est à la base du lien social, ne réduit pas celui-ci à celui-là. l'échange peut prendre des formes différentes selon les sociétés et les époques (marchands, non-marchands, agonistique, etc.). Et les rapports de production ne sont qu'une des formes particulières et dominantes qui structurent les relations sociales. C'est pourquoi je pense que les abolir (au sens marxiste) est une fausse bonne solution. d'autres rapports se mettront en place sur la base de nouveaux échanges. (pire ou mieux, c'est autre chose)</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>bonjour,<br />
je vais essayer de répondre de manière concise aux remarques pertinentes que tu fais.<br />
1/ sur le don, conformément aux travaux de nombreux anthropologues, si celui-ci n&#8217;implique pas l&#8217;obligation objective de contre-don, néanmoins, il existe une règle implicite qui veut que le don oblige le receveur à faire un contre-don. d&#8217;ailleurs, c&#8217;est pourquoi dans les sociétés non marchandes, les &#8220;dominants&#8221; (pour faire simple) font circuler des biens plus prestigieux que les autres, afin de montrer leur pouvoir et leur puissance, de telle sorte qu&#8217;on ne peut directement égaler leur don par un contre-don de valeur identique.<br />
mais au-delà de ces échanges en sociétés non marchandes, si on regarde chez nous, le don est un acte qui opère fréquemment et qui attend souvent un contre-don (offrir des fleurs quand on est invité, un cadeau à une fête, une tournée, etc.) même si celui-ci n&#8217;exige pas une réciprocité immédiate. mais une réciprocité qui s&#8217;inscrit dans le temps néanmoins.<br />
Encore que l&#8217;acte de désintéressement (don sans réciprocité) existe sans doute (cf. livre de J. Elster intitulé &#8220;le désinteressement&#8221; que je viens d&#8217;acheter), mais le contre-don opère à ce moment-là à un niveau plus individuel, pour soi.</p>
<p>2/tu soulignes également l&#8217;idée selon laquelle un désir dénué d&#8217;objet peut exister, à l&#8217;instar de ce que prétend Levinas. j&#8217;avoue ma méconnaissance de Lévinas sur ce sujet précis. mais je m&#8217;inscris davantage dans une analyse anthropologique et psychanalytique du désir au sens de &#8220;manque de&#8221;. Le désir est la sensation du manque. dans l&#8217;expression objet du désir, il faut prendre &#8220;objet&#8221; au sens le plus large, et pas nécessairement concret. mais je t&#8217;accorde le fait que mon raccourci méritait d&#8217;être éclairé. </p>
<p>Enfin, et je termine, je ne pense pas non plus que l&#8217;histoire, ni tout autre science humaine puisse faire l&#8217;économie d&#8217;une analyse polyfactorielle. il n&#8217;y a pas à mon sens, une hypothèse (cause) unique. l&#8217;ensemble de nos actions n&#8217;est pas réductible à une approche exclusive. Mais dire que l&#8217;échange est à la base du lien social, ne réduit pas celui-ci à celui-là. l&#8217;échange peut prendre des formes différentes selon les sociétés et les époques (marchands, non-marchands, agonistique, etc.). Et les rapports de production ne sont qu&#8217;une des formes particulières et dominantes qui structurent les relations sociales. C&#8217;est pourquoi je pense que les abolir (au sens marxiste) est une fausse bonne solution. d&#8217;autres rapports se mettront en place sur la base de nouveaux échanges. (pire ou mieux, c&#8217;est autre chose)</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>Par : davidpourille</title>
		<link>http://sociologicus.lesdemocrates.fr/2009/03/15/marchandise-et-lien-social/comment-page-1/#comment-3</link>
		<dc:creator>davidpourille</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Mar 2009 17:12:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://sociologicus.lesdemocrates.fr/?p=8#comment-3</guid>
		<description>Rebonjour,

1/ "Si l’échange est la base du lien social" pour te citer. Fais-tu du don un sous-ensemble de l'échange? Si oui, comment l'échange qui est réciproque comporte le don qui est un acte non réciproque ? Si non, l'échange est-il "la base" ou plutôt une base du lien social parmi tant d'autres, s'ajoutant au don et à bien d'autres choses ?
A mon avis, il faut éviter à tout prix de trouver une réalité unique à la source d'une autre, les faits étant imbriquées dans une immense complexité. Or le matérialisme dialectique me semble céder à cette erreur -d'origine métaphysique- de la cause unique, même complexe (les rapports de production conditionnant tout le reste...). Par conséquent, le lien social ne sera pas réductible à une seule composante, à une seule cause, à un seul trait, économique de surcroît! Et pour conclure trop hâtivement, dans la praxis, il y a tellement de pragma et tellement d'autres choses encore...

2/ Ta conception du désir me paraît bien trop présupposé la nécessité d'avoir un "objet" du désir. Or, E. Lévinas propose un désir du tout autre, voire de l'invisible. Il y a donc des attitudes désirantes (expression non lévinassienne) bien distinctes de ce désir qui "n'existe pas sans objet du désir" pour te citer. Mais peut-être fallait-il entendre désir dans un sens qui m'échappe ici.

Bien cordialement,

David</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Rebonjour,</p>
<p>1/ &#8220;Si l’échange est la base du lien social&#8221; pour te citer. Fais-tu du don un sous-ensemble de l&#8217;échange? Si oui, comment l&#8217;échange qui est réciproque comporte le don qui est un acte non réciproque ? Si non, l&#8217;échange est-il &#8220;la base&#8221; ou plutôt une base du lien social parmi tant d&#8217;autres, s&#8217;ajoutant au don et à bien d&#8217;autres choses ?<br />
A mon avis, il faut éviter à tout prix de trouver une réalité unique à la source d&#8217;une autre, les faits étant imbriquées dans une immense complexité. Or le matérialisme dialectique me semble céder à cette erreur -d&#8217;origine métaphysique- de la cause unique, même complexe (les rapports de production conditionnant tout le reste&#8230;). Par conséquent, le lien social ne sera pas réductible à une seule composante, à une seule cause, à un seul trait, économique de surcroît! Et pour conclure trop hâtivement, dans la praxis, il y a tellement de pragma et tellement d&#8217;autres choses encore&#8230;</p>
<p>2/ Ta conception du désir me paraît bien trop présupposé la nécessité d&#8217;avoir un &#8220;objet&#8221; du désir. Or, E. Lévinas propose un désir du tout autre, voire de l&#8217;invisible. Il y a donc des attitudes désirantes (expression non lévinassienne) bien distinctes de ce désir qui &#8220;n&#8217;existe pas sans objet du désir&#8221; pour te citer. Mais peut-être fallait-il entendre désir dans un sens qui m&#8217;échappe ici.</p>
<p>Bien cordialement,</p>
<p>David</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
